Un lot de Wuyi, perçu à travers une cave du Nord
Amgalan se procure ce rou gui par le biais d’un contact de longue date dans le village de Tianxin, à Wuyi, à l’intérieur de la zone centrale protégée zhengyan. Les théiers poussent à environ 480 mètres sur des éboulis volcaniques altérés, le sol qui confère au yancha sa signature minérale — ce que les producteurs locaux appellent yán yùn (rime rocheuse). La cueillette a eu lieu la première semaine de mai 2026, un peu plus tard que la récolte principale, lorsque les feuilles s’étaient suffisamment épaissies pour supporter une seconde torréfaction sans devenir creuses. Le producteur a laissé reposer le thé quatre semaines entre la première et la seconde torréfaction, un rythme plus lent que celui des lots commerciaux, mais qu’Amgalan demande expressément. Il est venu au yancha par un chemin détourné, après des décennies de travail avec le pu-erh vieilli et les thés sombres russo-mongols. Ce parcours se reflète dans la manière dont il sélectionne le rou gui — il veut un thé qui continuera d’évoluer sur l’étagère pendant deux ou trois ans, et non un thé qui atteint son apogée le mois de son expédition. Le lot 2026, note-t-il, est plus rugueux sur les bords que celui de 2025 : plus d’épices, moins de douceur évidente, mais une colonne vertébrale minérale plus stable. Il recommande de boire la moitié de l’échantillon maintenant et de laisser reposer le reste jusqu’à l’automne, puis de comparer. C’est la même patience qu’il applique à une galette de sheng — seule l’échelle de temps est plus courte.